La pandémie à Coronavirus continue de faire des ravages dans nos sociétés avec son lot de problèmes et de conséquences à tous les niveaux : Psychose, contagion, maladie et décès… Les recherches scientifiques, à l’instar des autres domaines des activités humaines, s’en trouvent aussi quelque peu impactées, car les enseignants-chercheurs et chercheurs, soumis aux conditions de travail très peu favorables, ne peuvent produire efficacement et impunément, sans tenir compte des nouvelles règles et mesures que leur impose la pandémie : Changement spatio-temporel du cadre de travail, de moyens, de méthodes … Il est évident que tout ce chamboulement nécessite une réadaptation et rééducation aux nouveaux modes de fonctionnement des systèmes. Et comme chacun, à son niveau, est peu ou prou affecté mentalement, psychologiquement,

intellectuellement, physiquement, etc., la vie semble tourner au ralenti. Et les résultats de la recherche d’être livrés au compte-gouttes.

Quoi qu’il en soit, les productions scientifiques ne connaitront pas d’arrêt total, car c’est de notre activité acharnée et continue que nous apprendrons à connaître le mal qui nous ronge, à le circonscrire et à le stopper définitivement ou, à défaut, à vivre avec lui. Au regard de ce premier volume du présent numéro de la revue Germivoire, il nous semble que

les différents auteurs se sont résignés à « combattre » la pandémie et préfèrent continuer dans leur pratique habituelle de la science ; c’est aussi une victoire sur la maladie que de l’ignorer, non pas de manière imprudente dans l’insouciance et au mépris des mesures en la matière mais plutôt en toute conscience et connaissance de son existence implacable, et qu’avec elle, il faut réapprendre et continuer à vivre.

Avec les différentes contributions, la littérature et la philosophie sont toujours à l’œuvre, les phénomènes linguistiques sont étudiés, les faits sociaux et historiques explorés et expliqués. La revue Germivoire voudrait rendre hommage à ces vaillants auteurs qui, malgré cette crise sanitaire et les troubles qu’elle engendre, continuent de la faire vivre et de nourrir la science.

ALLABA Djama Ignace