Abstract for Modernité(s) aporétique(s), monde liquide et intersubjectivité communicationnelle

RÉSUMÉ : Notre société contemporaine est la résultante du cheminement de cette "raison folle", post-kantienne, un modèle téléologique de civilisation occidentale qui oscille entre l’empirisme et le rationalisme pour se disloquer dans une conception plurielle de la modernité. De la modernité aux modernités, il ressort que l’Occident, en optant pour le progrès technique dans son processus de civilisation scientificisée, n’est pas toujours parvenu à éclairer son rapport à la notion en question. La modernité n’est qu’un projet inachevé où l’on se retrouve à l’ère de la décisive victoire de l’empirisme sur la métaphysique. D’où l’impératif recours à la post-métaphysique, à la postmodernité, à la post-Aufklärung, et à la post-histoire. Notre monde est le fruit de la "modernité liquide", un lieu où triomphe l’incertitude perpétuelle, l’autel de la "liquidité" où tout est "liquidé" pour faire de la place à l’hybridité, à la fragilité, à la précarité, à l’impuissance. Face à la modernisation "liquide" du monde entier, le recours à la théorie intersubjective du langage et de la raison libérée de l’instrumentalisation logocentrique s’impose. Il faut faire du discours de la modernité, un thème de réflexion en mesure d’user de la théorie intersubjective du langage pour s’opposer à l’auto-instrumentalisation de la raison. Il est question de recourir à la dimension communicationnelle de la raison pour faire la promotion de la pensée postmétaphysique, l’obstacle à toute violence, à toute déshumanisation de l’homme, pour le bien-être de tous. L’avenir de l’humanité en dépend.

MOTS CLÉS : Intersubjectivité – Langage – Modernités – Modernité liquide – Monde liquide – Raison communicationnelle – Raison instrumentale – Pensée postmétaphysique.